article ban

title bar

Classification de l’halitose

En présence d’halitose, il est important de faire la distinction entre l’halitose vraie et la pseudo-halitose. Dans le premier cas, la mauvaise haleine constitue un véritable problème facile à diagnostiquer par des moyens organoleptiques ou psycho-chimiques. Dans le second cas, la mauvaise haleine est inexistante, mais le patient croit en souffrir. Si après un traitement réussi d’halitose vraie ou de pseudo-halitose, le patient croit toujours en être atteint, il faut alors poser un diagnostic d’halitophobie. Ce simple système de classification est associé au traitement correspondant (Miyaxaki et autres16) et permet au clinicien de faire la distinction entre une condition pathologique et psychologique. (Tableau 1)

Tableau 1 : Classification de l’halitose avec le traitement correspondant (TC)

Classification

Traitement

Description

I. Halitose vraie

 

Mauvaise odeur notable dont l’intensité dépasse les normes socialement acceptables. 

I.A. Halitose physiologique

TC-1 :

1.

Mauvaise odeur causée par le processus de putréfaction dans la cavité buccale. Aucune maladie spécifique ou condition pathologique pouvant causer l’halitose n’a été trouvée.

2.

L’origine est principalement la région dorso-postérieure de la langue.

3.

Halitose transitoire due à des facteurs diététiques (par ex. ail) doit être exclue.

I.B. Halitose pathologique

   

(i) Buccale

TC-1 et TC-2 :

1.

Halitose d’origine physiologique, pathologique ou résultant du dysfonctionnement des tissus buccaux.

2.

Halitose provenant de l’enduit lingual, modifié par une condition pathologique (par ex. maladie parodontale, xérostomie) entre dans cette subdivision.

(ii) Extra-buccale

TC-1 et TC-3 :

1.

Halitose d’origine nasale ou des régions laryngiennes.

2.

Halitose provenant des voies respiratoires ou du tube digestif supérieur.

3.

Halitose causée par un trouble physiologique entraînant la diffusion hématogène de l’odeur et son émission par les poumons (par ex. diabète, cirrhose hépatite, urémie, saignement interne).

II. Pseudo-halitose

TC-1 et TC-4 : 

1.

Aucune mauvaise odeur notable perçue par les autres, bien que le patient se plaigne sans arrêt d’en souffrir.

2.

Condition s’améliorant suite à des conseils (littérature, sensibilisation et explication des résultats de l’examen) et à l’adoption de simples mesures d’hygiène buccale.

III. Halitophobie

TC-1 et TC-5 :

1.

Après un traitement réussi de l’halitose vraie ou de pseudo-halitose le patient croit toujours en être atteint.

2.

Aucune preuve physique ou sociale d’halitose.

Tiré de 16 Yaegaki K, Coil JM.  Examen, classification et traitement de la mauvaise haleine : perspectives cliniques.  J Can Dent Assoc.  2000 May;66(5):257-61.  Synthèse.

La mauvaise haleine vraie peut être d’origine physiologique ou pathologique. L’halitose physiologique, aussi appelée mauvaise haleine transitoire, provient du dos de la langue, est résolutive, n’empêche pas le patient de mener une vie normale et ne nécessite généralement pas de thérapie. Qualifiée également d’haleine du matin, cette situation est davantage un inconvénient gênant qu’une affection liée à la santé.

HalitosisAu contraire, l’halitose pathologique est permanente, ne peut être soignée par les méthodes d’hygiène buccale courantes et empêche le patient de mener une vie dite normale. Par conséquent, l’halitose pathologique doit être traitée par une approche thérapeutique qui dépendra de la source de la mauvaise haleine. Selon sa source, l’halitose pathologique a été classifiée comme suit :

Pour traiter cette affection, il est primordial de diagnostiquer l’origine de la mauvaise haleine.

previous page next page
Page 6 de 17
Numéro de citation :
Vol. 2, No 4, Page 006